screeners options : comment scanner les marchés

La volatilité implicite étant un facteur majeur dans la détermination du premium d’une option, il est toujours utile de scanner les marchés sur ce critère à la recherche des meilleures opportunités de trading. Les ressources sur le web concernant les options sur actions américaines sont légion. En voici quelques-unes:

Interactive Brokers Market Briefs

Marketwatch – Options screener

Yahoo Finance – Option Dragon

Schaeffer’s Investment Research

Optionetics – Options Ranker

Optionistics

Ivolatility – site et compte twitter

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Le calendar spread : une stratégie de niveau avancé sur les options

Un calendar spread consiste à acheter et à vendre 2 options de même type (call ou put) sur le même sous-jacent, ayant des prix d’exercice identiques mais des échéances différentes.

Un calendar spread joue la valeur temps en cas de faible variation du spot

 

calendar spread

 

On est long calendar lorsqu’on vend l’option court terme et achète l’option long terme, la stratégie est alors débitrice. Etre long calendar est profitable en cas de faible volatilité du spot. Etant donné que les 2 options ont le même prix d’exercice, il est impossible de profiter de leur valeur intrinsèque. La stratégie consiste donc à profiter de l’écart des valeurs temps entre les 2 échéances, à condition que le spot ait faiblement varié. La valeur temps de l’option court terme diminue plus vite que celle de l’option long terme. L’option court-terme a un meilleur thêta. On gagne la valeur temps de l’option vendue lorsqu’elle expire à la monnaie. L’option court-terme shortée a donc perdu toute sa valeur. On se retrouve long sur l’option long-terme qu’on peut revendre. Sa valeur temps perdue est compensée par le profit supérieur généré sur l’option court terme.

 

Gare à l’incidence de la volatilité implicite

Si le sous-jacent a une forte volatilité implicite, il vaut mieux shorter le calendar spread, c’est-à-dire vendre l’option long-terme et acheter l’option court-terme. En effet, une forte volatilité implicite est la marque d’une attente d’un fort mouvement sur le spot, qui sera défavorable à un long calendar. Il vaut donc mieux sortir d’un long calendar avant les annonces de résultats et autres événements susceptibles de faire décaler significativement le spot ; à moins que ces événements ne s’accompagnent d’une élévation de la volatilité implicite.

L’impact des changements de volatilité implicite est absolument déterminant dans le résultat d’un calendar.

Dans le cas d’une augmentation de la volatilité implicite, un long calendar est profitable : les 2 options voient leur premium augmenter, mais de manière différente entre l’option long-terme et court-terme. En effet, l’option long-terme a un meilleur vega et prendra davantage de valeur que l’option court-terme. Inversement, en cas de baisse de la volatilité implicite, c’est le short calendar qui sera profitable.

L’effet du changement de la volatilité implicite peut être suffisamment important pour contrebalancer celui d’un fort mouvement du spot, quelle qu’en soit la direction. De même, si le spot ne varie pas, le trader s’attend à gagner de l’argent avec un long calendar grâce à la valeur temps. Mais si la volatilité implicite venait à baisser au même moment, la stratégie deviendrait perdante.

Ces 2 forces opposées, valeur temps et volatilité implicite, donnent aux calendar spreads leurs caractéristiques uniques. Lorsqu’un trader ouvre un calendar spread, il doit prévoir non seulement les effets de la variation du spot mais aussi ceux des changements dans la volatilité implicite. Le trader qui initie un long calendar a des attentes apparemment contradictoires : il recherche en effet la stabilité du sous-jacent pour profiter de la valeur temps, mais voudrait aussi que tout le monde se mette à penser que le spot va décaler fortement pour profiter d’une élévation de la volatilité implicite.

Cet impossible scénario peut pourtant survenir assez souvent. Il suffit que la psychologie des intervenants soit modifiée par un événement qui n’a pas un impact immédiat sur les cours et dont l’effet est par conséquent différé. Tel est le cas de l’attente des annonces de résultats des entreprises.

Les choses se compliquent encore plus lorsqu’on considère que le calendar spread équivaut à 2 paris distincts sur les 2 niveaux de volatilités implicites respectifs de chacune des 2 options constituant la stratégie.

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Outil d’évaluation des options

La prime d’une option est évaluée à partir des 6 éléments suivants :

– le cours du sous-jacent
– le prix d’exercice de l’option
– la durée de vie de l’option (jusqu’à son échéance)
– le taux d’intérêt sans risque
– le dividende (s’il est détaché en cours de vie de l’option)
– la volatilité implicite du sous-jacent

Voici un site présentant un kyrielle d’outils d’évaluation, utilisant plusieurs modèles, dont Black & Scholes et le modèle binomial : http://www.hoadley.net/options/options.htm

J’ai testé la version gratuite de l’OSET – Options Strategy Evaluation Tool.

Vous pouvez le télécharger à cette adresse : http://www.hoadley.net/options/download.htm

J’ai simulé le covered call sur 200 titres SOCIETE GENERALE que nous avons acquis à 18,5 € par assignation sur nos puts.
Les 2 calls échéance décembre strike 17,5 sont vendus 1,47 € (milieu de la fourchette du bid et ask à la clôture de vendredi)
Le seul paramètre qui me manquait était la volatilité, que j’ai obtenue par déduction : 98%

J’ai ainsi renseigné :
– la cotation du titre 16,665
– le capital mobilisé : 3700
– le taux sans risque de la BCE : 1,25%
– la date de transaction : 18/11/2011
– la date d’expiration : 16/12/2011
– le strike : 17,5
– l’achat des 200 titres à 18,5
– j’ai fait varier le % de volatilité jusqu’à atteindre le prix proposé par le marché : 1,47

La simulation ne prend pas en compte les frais.

 

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